Denis Sassou N’Guesso satisfait des activités de la Zone agricole protégée de Mouindi

Le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a salué le 23 mars l’investissement de 500 jeunes dans la Zone agricole protégée (ZAP) de Mouindi, située dans le département de la Bouenza.
La ZAP de Mouindi s’étend sur un espace de quelque 1 400 hectares, où 39 coopératives, exploitées par environ 500 producteurs, cultivent du maïs sur près de 200 hectares. Le projet, lancé en octobre dernier, vise à augmenter l’offre d’aliment de bétail et à soutenir l’activité agropastorale dans le pays ; il est désormais arrivé à maturité.
Dans le même périmètre, 200 autres hectares sont dédiés à la culture du manioc, un aliment de base pour les Congolais. Des opérateurs chinois installés à Loudima, à la tête d’une unité de fabrication du foufou, constituent un débouché pour la ZAP de Mouindi, ainsi que pour les agriculteurs opérant dans les départements du Pool, du Niari et du Kouilou.
Le coup d’envoi de la ZAP de Mouindi a été lancé par le Chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso, pour encourager les acteurs agricoles représentant 39 groupements. « Je suis heureux de l’implication de nombreux jeunes dans les activités agricoles ici à Mouindi », a-t-il déclaré.
Denis Sassou N’Guesso a instruit le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, et le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, d’améliorer les conditions de travail de la ZAP. Il s’agit, a-t-il indiqué, de connecter Mouindi au réseau électrique et d’installer des forages d’eau dans les meilleurs délais. Pour le chef de l’État, l’exemple de Mouindi doit être suivi sur l’ensemble du territoire national et inspirer les jeunes des autres départements du Congo, en particulier ceux qui se livrent au grand banditisme à Brazzaville, Pointe-Noire et ailleurs. Il a rappelé que le gouvernement s’attelle à opérationnaliser le Centre d’Aubeville dans la Bouenza pour assurer l’encadrement, la rééducation et la reinsertion de plusieurs jeunes.
Le trésorier de la ZAP de Mouindi, Trésor Tsatsa, a fait savoir que la visite du chef de l’État est un signe de son engagement à soutenir l’autonomisation des jeunes dans le domaine agricole. « Nous sommes très contents de recevoir le président de la République ici dans nos champs. Cela n’arrive pas tous les jours, et nous lui sommes très reconnaissants d’être venu jusqu’à nous », a-t-il renchéri.
Il a en outre plaidé pour que le gouvernement leur apporte l’aide dont ils ont besoin en matière de commercialisation de leurs produits, afin de leur permettre de continuer à exercer ce métier, dont il s’est inspiré de son père, qui fut médecin de profession mais s’est également investi dans l’agriculture parallèlement à son métier.