Ghislain Joseph Gabio échange  sur ses 52 ans de carrière journalistique

Le journaliste sportif congolais, Ghislain Joseph Gabio, dit « Tao-Tao », a relaté le 23 février à Brazzaville les 52 ans de sa carrière de journaliste aux jeunes qui sont venus l’écouter dans le hall de l’Institut français du Congo (IFC). Plusieurs autres personnalités du monde de la politique et des médias ont partagé avec Joseph Gabio leurs souvenirs.

Plus de 85 jeunes lycéens et étudiants de Brazzaville sont venus écouter le grand reporter congolais de football des années 1970. L’échange a tourné autour de Joseph Gabio. Le secret de son succès, 52 ans de carrière journalistique. La passion du métier a été la clé de ses réussites, a-t-il révélé. « Dès  17 ans, je suivais l’évolution du football congolais, fait-il savoir, avec  le Club athlétique reconnaissance aiglon (CARA) et les Diables noires », deux clubs de Brazzaville.

Il a ajouté : « La véritable décoration d’un homme qui a brillé dans son domaine, est le témoignage que le peuple lui rend de son vivant et non à titre posthume. Je suis d’autant plus comblé aujourd’hui », a-t-il lâché à l’endroit des jeunes.

L’œuvre de Ghislain Joseph Gabio a été saluée par les jeunes. Certains d’entre eux souhaitent devenir des journalistes sportifs. « Il faut d’ abord être journaliste avant de se spécialiser. J’ai commencé par présenter les journaux officiels en langue française. Les jeunes doivent avoir une solide formation en littérature afin de mieux embrasser la carrière journalistique », a-t-il conseillé.

Les jeunes ont voulu savoir davantage sur l’origine du terme Tao-Tao. « Le journalisme est un art. Le journaliste crée un concept qui cadre avec l’actualité ou la réalité de l’événement. Nous sommes au boulevard des Armées au cours d’une grande manifestation, je devais assurer la  retransmission. Je demande donc à mon collaborateur  qui était sur les lieux, est ce que il y’ a du mouvement, oui ; du rythme, oui ; de l’ambiance, oui, alors c’est du tao-tao. C’est de cette façon que le concept est parti », a-t-il expliqué.

L’ancien ministre de la Jeunesse et des sports Bonaventure Mbaya et l’ancien footballeur des années  1970, Fortuné Mayanda ont été émus  de voir tous ces jeunes venir écoutés Ghislain Joseph Gabio. Ainsi que les journalistes sportifs.

Gabio a souhaité que ses expériences soient partagées à la jeune génération. L’ancien ministre Bonaventure Mbaya a fait le témoignage sur l’homme tao-tao : « Tu resteras l’icône du journalisme sportif au Congo ». 

L’auditoire caressé par la voie angélique de Gabio, s’est étalé sur des questions saillantes. « Le président Marien Ngouabi vous aurait demandé de faire passer un message en lari aux joueurs lors de la finale de la coupe d’Afrique Yaoundé 1972, ‘’seno makala’’ ». Et Gabio de répondre « Oui vous trouverez la réponse dans mon ouvrage, la véritable histoire du football congolais ».

Qui est Ghislain Joseph Gabio?

Gabio a fait ses débuts de reporter sportif avec les premiers Jeux africains de Brazzaville en juillet 1965. Pendant plusieurs années, il a dirigé le service des sports à la Radio et à la télévision congolaise. Jeux Africains, Coupes d’Afrique des nations de football et de handball, coupes du monde de football (1974 et 1982) et Jeux Olympiques de 1976 à 2004, figurent parmi les événements internationaux qu’il a couverts.

« Monsieur Tao-Tao » a occupé diverses fonctions à la radio et à la télé dont celle de Directeur de radio Congo. Ancien directeur de cabinet du ministre de la Communication et ancien conseiller à la Communication du président de l’Assemblée nationale, il n’a jamais abandonné la presse sportive.

Membre  de la Confédération africaine de football (CAF) depuis 2000, Joseph Gabio est toujours correspondant Sports de Radio France internationale (RFI). Il a écrit «  La fabuleuse histoire des Diables rouges », « Ces charmants Diables noires », « A Brazza pour RFI-Afrique sport » et son quatrième ouvrage « La véritable histoire du football congolais, des origines à nos jours ».

Ghislain Joseph Gabio est père de six enfants.

Quitter la version mobile