La Journée africaine de lutte contre la corruption met l’accent sur la dénonciation

Le Président de la Haute autorité de lutte contre la corruption (HALC), Emmanuel Ollita Ondongo a relevé  le 10 juillet à Brazzaville que, la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption reconnaît que la dénonciation était un outil essentiel pour lutter contre la corruption.

Dans son message à l’occasion de la 8ème édition de la journée africaine de lutte contre la corruption, Emmanuel Ollita Ondongo s’est appuyé sur l’article 5 de la convention de l’Union Africaine  en son 5ème paragraphe, qui oblige les Etats parties à adopter des mesures législatives et autres pour protéger les lanceurs d’alerte ainsi que les témoins dans les cas de corruption et d’infractions  assimilées, y compris la protection de leur identité.

Le 6ème paragraphe du même article oblige les Etats parties à adopter ainsi des mesures qui garantissent aux citoyens de pouvoir signaler les cas de corruption sans crainte de représailles, a-t-il poursuivi.

Le Président de la  HALC, a indiqué que journée africaine de lutte contre la corruption 2024 se propose donc de servir de plateforme pour souligner l’importance que revêt la dénonciation dans la lutte contre la corruption et offre également aux parties prenantes un espace de réflexion sur les défis, les bonnes pratiques et les recommandations visant à renforcer la dénonciation dans les Etats membres de l’Union Africaine.

Faisant le bilan de la mise en œuvre de la dénonciation, il a relevé que la HALC, adhérant à cette thématique sus évoquée en profitera pour faire le point de la mise en œuvre de la pratique de dénonciation depuis sa création et surtout depuis le lancement en 2022 de son principal instrument de dénonciation qu’est le numéro vert le 1023.

Outre la conférence débat sur la convention, la célébration de la journée africaine de lutte contre la corruption et la pratique de la dénonciation, comme outil de lutte contre la corruption, le programme mis en place prévoit une opération « Coup de poing » pour montrer au public comment dénoncer les faits de Corruption de façon sécurisée, a révélé Emmanuelle Ollita Ondongo.

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