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Le Sénat et le Conseil exécutif de l’UA échangent sur la corruption

Le président du Sénat, Pierre Ngolo a affirmé le 4 juin à Brazzaville que les autorités exécutives et législatives mettaient tout en œuvre pour endiguer la corruption au Congo, ce fléau qui constitue un frein pour le développement des Etats africains. 

Pierre Ngolo a expliqué, lors de la séance de travail avec la délégation du Conseil exécutif de la Convention consultative de lutte contre la corruption que le Congo prenait les dispositions pour la mise en œuvre ladite Convention signée en 2003 que le Congo a ratifié en 2007.

«Les textes légaux sont pris et les structures mises en place pour une orientation globale quoique l’on observe certaines défaillances, malgré la volonté politique du gouvernement », a signifié Pierre Ngolo.

Le président du Sénat à fait savoir que son institution qui a la charge de voter les lois et contrôler les actions gouvernementales, s’évertuait depuis 2017, à moraliser les citoyens. «Dans le secteur des finances, les réformes sont en train d’être menées pour limiter, par exemple les évasions fiscales. Chaque structure est appelée donc à jouer son rôle», a insisté Pierre Ngolo.

Parlant des difficultés rencontrées, le président du Sénat a souligné que si l’on dénotait encore des déviances au sein des structures, c’est parce que les visions, les perceptions individuelles ne s’accordent pas avec les orientations globales relatives aux attentes de cette Convention de 2003. Selon Pierre Ngolo, la cour suprême recherche encore les mesures pour diligenter la loi qui sera votée sur le détournement des deniers publics.

Le président du Conseil exécutif de la convention consultative de lutte contre la corruption, Miarom Begoto a approuvé l’adoption des lois créant la haute autorité de lutte contre la corruption, et celle portant sur la déclaration du patrimoine. Il a salué cette disponibilité des autorités exécutives et législatives de collaborer avec l’organe qu’il représente mais aussi la volonté manifeste du Congo de collaborer pour permettre à l’exécutif de l’ensemble du pays d’aller de l’avant dans la lutte contre la corruption.