Les taxis motos commencent à envahir Brazzaville

Le phénomène de taxis motos observé dans les départements, devient de plus en plus présent à Brazzaville. Du rond point Mikalou, en passant par le lycée Thomas Sankara dans le 6ème arrondissement Talangai et le 9ème arrondissement à Nkombo, les habitants recourent souvent à ces moyens de transport pour vaquer à leurs occupations quotidiennes.

On se croirait à Dolisie, Nkayi, Ewo ou Mindouli. Installés le long des avenues goudronnées, des arrêts de bus et des espaces proches des marchés, les conducteurs des motos attendent patiemment les clients pour les conduire à leur destination. Avec ces motos, le prix de la course dépend du trajet à parcourir.

La dégradation avancée des routes dans certains quartiers et la présence des embouteillages dans la circulation, amènent les conducteurs des motos de trouver là une opportunité de soulager la population dans ses déplacements. « C’est une façon d’aider les habitants qui vivent dans les quartiers précaires où les taxis ne peuvent pas arriver. Ceux qui veulent arriver à temps sur le lieu de travailler au centre-ville ou ailleurs nous consultent aussi. La course varie ente 500, 1000 voire 1500 francs CFA », indique Charles, conducteur de moto.

Odille, habitante du quartier Jacques Opangault loue l’initiative des taxis motos à Brazzaville. Ce moyen de transport rapide vient pallier aux limites des moyens de transport dans les zones délabrée et enclavées. « Au niveau de notre quartier, les taxis et les bus n’arrivent pas. Nous sommes obligés de prendre des taxis motos car c’est le seul moyen qui nous permet de se déplacer à n’importe quelle heure », déclare-t-elle.

Un véritable business pour les jeunes sans emploi et ceux qui ont perdu leur travail pour se prendre en charge. « Nous sommes des responsables de famille et ce travail nous aide beaucoup, car le peu que nous gagnons nous permet de subvenir aux besoins de nos familles », fait savoir Prince, conducteur de motos.

Malgré les multiples services qu’ils rendent aux populations, les conducteurs des motos sont confrontés aux multiples problèmes. « Les policiers nous rendent la vie difficile, chaque jour ils viennent nous arrêter sans problème et demandent des fortes sommes pour nous libérer », ajoute Prince.

Conscient du danger qu’ils courent, les conducteurs des motos demandent au gouvernement de mettre en place des textes qui leur permettront d’exercer librement ce métier.

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