Close

Brazzaville toujours en panne sèche ! 

La pénurie de carburant est devenue récurrente à Brazzaville, occasionnant d’interminables files d’attente des véhicules devant les stations-services. Cette carence de carburant a des répercussions sur le prix du transport en commun. 

Brazzaville est touchée depuis quelques temps par une pénurie récurrente de carburant, les stations-services sont envahies des voitures garées, qui font le pied de grue pour s’approvisionner de ce liquide indispensable pour le fonctionnement des moteurs de véhicules. Les chauffeurs de taxis qui sont concernés directement par la pénurie d’essence ont dénoncé les réalités qu’ils vivent au quotidien.

« Cela fait quelques temps que le carburant dans les stations-services se fait par intermittence, aujourd’hui vous pouvez avoir l’essence, mais demain non, cette réalité est fréquente dans toutes les stations-services », fait savoir Stéphane Voumi.

Le manque de carburant ne se fait sans incidence sur la recette journalière des conducteurs de taxi, qui passent des heures dans les stations-services dans l’espoir d’être approvisionné.

Un autre chauffeur de taxi estime que la persistance de la pénurie du carburant est due à une mauvaise gestion. « J’ai passé la nuit devant cette station-service malheureusement on ne m’a pas toujours servi. Le gouvernement devrait éclairer la lanterne des populations sur cette situation qui persiste depuis des plusieurs mois », déplore-t-il.

Il s’est également interrogé de l’incapacité du pays qui peine dans la gestion des stocks de ses hydrocarbures, à tel enseigne qu’il est confronté à la pénurie répétitive. L’insuffisance du carburant contraint les pompistes à monnayer leurs services est décrié par plus d’un taximan.

La pénurie de carburant impact également le prix d’une course par taxi, ce qui oblige certaines personnes à parcourir des longues distances à pied.  « J’ai peiné pour trouver un taxi de Makélékélé à la commune de Moungali, le prix de la course est passé de 1500 à 2500 francs CFA. Apres 45 minutes d’attente j’ai finalement trouvé un taximan qui accepté la course conduit à 2000 francs CFA », relève Princia .

Cette pénurie de carburant est due selon la Société nationale des pétroles du Congo, aux contraintes logistiques causées par la crise russo-ukrainienne et à l’arrêt de la production à la CORAF.