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Cordonniers et cireurs ambulants envahissent les rues de Pointe-Noire

Autrefois dominés par les ressortissants de République démocratique du Congo (RDC), la cordonnerie et le cirage ambulants sont aujourd’hui exercés beaucoup plus par des Ouest-africains. Mais les rares ponténégrins qui s’y lancent essaient de s’en sortir tant bien que mal.

Parcourant les ruelles et avenues, les cordonniers et cireurs ambulants accrochent souvent leurs clients qui finissent par avoir recours à leurs services. Cette technique leur donne un avantage sur les cordonniers fixes.

Eloge Boukaka se dit être fier d’exercer ce métier de cordonnier. Il nourrit sa famille avec ce qu’il gagne. « Ma recette journalière oscille entre 3500 et 4.000 francs CFA. Sur le terrain, la concurrence est certes forte, surtout avec les sujets de la RDC et aussi les Ouest-africains, mais, chacun a ses clients. J’ai fidélisé les miens. Les week-ends par exemple, je passe de maison en maison pour cirer et leur proposer d’autres services », explique-t-il.

Eloge Boukaka précise que la concurrence ne lui fait pas du tout peur. Il a appris son métier et se dit confiant. « La concurrence me pousse au contraire à faire encore mieux et de développer d’autres stratégies sur le terrain. Je déplore seulement l’attitude de certains éléments de la force publique qui ne nous laissent pas vraiment le temps de bien travailler. Je ne suis ni bandit, ni voleur », a-t-il fait savoir.

En effet, en sillonnant ruelles et avenues de la ville, ces cordonniers et cireurs sont souvent victimes de menaces de la part de certains éléments de la force publique ne leur permettent pas de mieux fonctionner.

Parmi tous les jeunes qui se lancent dans la cordonnerie ambulante, il y a de ceux qui ont appris et d’autres qui ont appris sur le tas.

« Actuellement, les choses sont devenues très dures et surtout que nous sommes devenus nombreux sur le terrain. Du coup, il n’y a plus assez de clients comme avant. Nous sommes obligés de faire de longs parcours pour chercher des clients. Mais, chacun a sa chance et aussi le savoir-faire pour accrocher les clients », indique pour sa part Ousmane Traoré, cordonnier ambulant Sénégalais.

Les cordonniers et cireurs ambulants ne cessent de voler la vedette aux cordonneries modernes. Leur politique qui consiste à aller vers le client, a certainement fait baisser les activités auprès de ceux-ci qui se disent être victimes d’une concurrence déloyale.