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Des journalistes sportifs ont subi une formation sur la pratique de leur profession

Le premier vice-président du Comité national olympique et sportif congolais (CNOSC), André Blaise Bolé, a indiqué le 21 décembre à Brazzaville que la formation des journalistes sportifs que sa structure a organisée allait permettre à ces professionnels des médias publics et privés d’être plus performants dans leurs reportages radiotélévisés et leurs articles de presse écrite.

« Nous espérons que cette formation va apporter un peu plus de professionnalisme dans votre travail. Vous avez la mission d’aller traduire en actes ces riches enseignements que vous venez de recevoir de vos doyens dans la profession mais de les transmettre aussi à ceux de vos collègues qui n’ont pas pris part à ce séminaire », a fait savoir André Blaise Bolé.

Pendant quatre jours, une trentaine de chevaliers de la plume et du micro évoluant dans les services de sport publics ou privés, a échangé avec Ghislain Joseph Gabio, Bernard Makiza, Aurélien-Després Taty, Guy Noël Sam, Emmanuel Kaba et Roger Ntoto Lacombe sur la couverture des événements sportifs à la télévision, à la radio, à la presse écrite et sur bien d’autres thématiques comme le Comité national olympique et sportif congolais (CNOSC) et la Chambre de conciliation et d’arbitrage du sport (CCAS).

Ces échanges qui ont tourné sur le respect de l’éthique et la déontologie dans la profession ont également été un échange d’expérience mais surtout une école de transmission de certains codes pour la bonne pratique de la profession.

« Je suis souvent triste de constater que vous écrivez et parlez très mal la langue française. Vous êtes suffisants et ne faites pas d’efforts pour vous améliorer. Je suis un scientifique au départ, mais cela ne m’a pas empêché de me cultiver en littérature où j’ai eu une culture générale qui m’a permis d’exercer ce métier avec aisance et admiration », a fait constaté  Guy Noël Sam.

Pour Aurélien-Desprès Taty, la profession se compromet par le manque de rigueur personnelle et le mercantilisme.

« La base c’est l’écriture journalistique. Un bon journaliste doit avant tout bien écrire. Il doit faire confiance en ses collègues car le travail du journaliste est un travail d’équipe. Ensuite, au lieu de suivre l’argent malhonnêtement et faire la promotion des dirigeants, le chroniqueur sportif doit se remettre en cause tous les jours en s’informant sur son domaine et en faisant attention à ce que les confrères font », a-t-il expliqué.

Au terme de cette formation, les séminaristes ont pris l’engagement de mettre en pratique ces enseignements puis sollicité l’organisation d’autres formations de ce genre.