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Désormais des SMS pour rappeler aux parents la date des vaccins

La ministre de la Santé et de la population, Lydia Jacqueline Mikolo a indiqué à Brazzaville, lors du lancement du projet « SMS pour améliorer la vaccination de routine», que les habitudes des parents seront désormais modifiées. Une convention a été signée entre les ministères de la Santé, des Postes et des télécommunications, par le biais des sociétés de téléphonie mobile, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance et le fonds GAVI pour alerter les parents par messagerie téléphonie de la date des vaccins.

Selon le représentant résident de l’UNICEF au Congo, Dr Aloys Kamuragiye, le projet « SMS pour améliorer la vaccination de routine », permettra à envoyer aux parents des SMS via leurs compagnies de téléphonie mobile, pour leur rappeler la date du vaccin de leur enfant. Si les parents ne font pas vacciner leur enfant à la date prévue, un SMS d’alerte sera envoyé aux relais communautaires pour leur permettre de faire le suivi.

Pour réussir le projet, les sociétés de téléphonie mobile Airtel, Azur et MTN ont été mises à contribution. Le Congo veut ainsi améliorer la couverture vaccinale à travers la réduction du taux d’abandon vaccinal à moins de 10% et l’augmentation de la proportion d’enfants complètement vaccinés à 90%. Pour la prochaine vaccination, selon le calendrier vaccinale, le Congo veut que 100% d’enfants qui seront enrôlés bénéficient d’un rappel systématique.

Pour Dr Aloys Kamuragiye, ce projet qui permettra des rappels aux parents qui oublient de faire vacciner leurs enfants, réduira les taux de déperdition en matière de vaccination. Tous les enfants qui auront raté des séances de vaccination seront facilement identifiés. Il augmentera ainsi la couverture vaccinale de routine.

« Ce projet utilisera deux plateformes gratuites développées par l’UNICEF au niveau mondial : le Rapid Pro qui permet d’envoyer aux parents des SMS de rappel de la prochaine date de vaccination pour les enfants, le U-report qui permet de faire un sondage sur la satisfaction des bénéficiaires », a dit le fonctionnaire onusien.

Dans un premier temps, le projet ne fonctionnera qu’à Brazzaville et à Pointe-Noire, considérées comme des zones pilotes. Les autres localités suivront. Pour le Directeur général d’Airtel Congo, Gérard Lokossou, intervenir dans ce projet permettra d’améliorer la qualité des soins des populations qui sont aussi leurs clients. « Nous sommes conscients de notre responsabilité dans la mise en œuvre de ce projet », a-t-il affirmé au nom de toutes les sociétés de téléphonie mobile basées au Congo.

Le ministre des Postes et des télécommunications, Léon Juste Ibombo, a estimé que l’implication des sociétés était un atout de réussite de ce projet car le Congo est maillé par les infrastructures de télécommunication qui lui donnent un taux de couverture de 101%. Ce qui veut dire que toutes les localités et les populations cibles seront touchées en un temps record sans problème.

La ministre de la Santé a affirmé que ce projet changera les habitudes des parents pour les amener à prendre en main la vaccination de leurs enfants.

Le service de rappel vaccinal fonctionnera en quatre étapes. Il y aura d’abord l’enregistrement dans un centre de santé. Les données seront envoyées dans un serveur par SMS. Ensuite l’envoi automatique des SMS de rappel aux parents, selon le calendrier vaccinal. Le parent recevra un SMS de rappel vaccinal les trois jours  précédents la date de vaccination prévue. Puis l’envoie des SMS d’alerte aux relais communautaires, si le parent n’a pas obéit en faisant vacciner l’enfant. Enfin le sondage par SMS des parents (U-Report). Mensuellement les parents recevront par SMS un questionnaire du niveau de leur satisfaction.

Cette technologie a déjà fait ses preuves dans certains pays. Au Zimbabwe, les taux de couverture vaccinale des enfants a été de 95% dans le groupe des enfants bénéficiant du rappel par SMS contre 75% dans le groupe qui n’a pas bénéficié de ce rappel par SMS, a informé le représentant résident de l’UNICEF au Congo.