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Les femmes candidates prêtes pour les élections

Le directeur du cabinet du ministre de la Promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, Ludovic Oniangue, Mohamed Abchir a procédé le 24 juin à Brazzaville, en présence du représentant résident adjoint du PNUD à la clôture de la formation des femmes candidates aux élections législatives et locales. Les femmes candidates à ces prochaines ont affirmé qu’elles étaient désormais nanties des connaissances essentielles pour affronter les prochaines élections et obtenir des résultats appréciables.  

Pendant six jours, 190 femmes venues des partis politiques de la Majorité, de l’opposition et des indépendants ont reçu des enseignements relatifs à l’efficacité de leurs actions avant, pendant et après les campagnes électorales. Réparties en deux groupes, ces femmes candidates ont été imprégnées des textes et autres dispositions réglementaires contenues dans la loi électorale congolaise et la place de la femme dans le dispositif juridique appliqué au Congo.

Nombreuses ont été celles qui ont affirmé avoir assimilé les notions fondamentales liées à la démocratie représentative. De manière proactive, ces candidates ont discuté et échangé sur l’organisation et le déroulement des opérations électorales ainsi que le rôle dévolu aux élus locaux, municipaux, départementaux et nationaux. Elles ont aussi appréhendé les méthodes de fonctionnement et d’animation des organes délibérants et exécutifs des conseils municipaux et locaux. Enfin, elles ont examiné le déroulement d’une campagne électorale.

Nelly Andjembo

Nelly Amdjembo, une candidate indépendante aux locales à Moungali, s’est réjouie d’avoir été informée sur les méthodes d’organisation d’une campagne électorale. « Avec ce que j’ai appris, je crois que j’ai toutes les chances de me mesurer avec les hommes lors des élections. Je suis convaincu qu’en appliquant les enseignements reçus je vais gagner mon siège», a-t-elle dit.

Pour Marie-France Loembet  Soungou, candidate aux locales à Poto-Poto pour le compte du Rassemblement pour la démocratie et le progrès social, (RDPS), avec les outils reçus, elle est sure de remporter l’élection car elle a su capitaliser les enseignements sur la maitrise de soi. «J’ai été timide au début, mais avec les pratiques, j’ai su vaincre ma timidité et je suis aujourd’hui capable de prendre la parole devant une foule. Je pourrais ainsi mieux expliquer mes convictions politiques devant mes électeurs», a-t-elle affirmé.

Cette session de formation assurée par l’expert en genre et élection, René Martin Galloy et la coordonnatrice du programme d’autonomisation des femmes et gouvernance d’ONU-femmes Paulette Beat Songeu, a aussi axé ses thèmes sur le fonctionnement d’un bureau de vote et les opérations qui suivent la clôture des opérations de votes. A cet effet, les candidates ont été prévenues que la première activité qui conduit au vote c’est l’inscription sur la liste électorale. Chacune a compris que si le nom ne se trouve pas sur la liste électorale, il sera impossible pour une personne de voter même si elle a eu la bonne volonté de quitter chez lui pour arriver au bureau de vote.

Mohamed Abchir a affirmé que la participation massive des candidates à cette formation est un signe de changement en cours au sein de la société congolaise. Pour lui, les femmes s’intéressent de plus en plus à la chose politique. Il a aussi salué les partis politiques qui acceptent un peu plus désormais d’aligner des femmes sur leurs listes des candidatures, aussi bien aux législatives qu’aux locales. « Ce faisant, le PNUD entend contribuer au progrès de la cause féminine en général et de l’application du mot d’ordre de la parité en particulier, en République du Congo », a-t-il conclu.