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Une feuille de route pour réduire la mortalité infantile au Congo

Le Congo va adopter ce 10 février un document de mise en œuvre des actions pour réduire la mortalité infantile encore estimée à 75 décès pour 1000 naissances. Les cadres du ministère de la Santé se réunissent pour cela depuis le 7 février à Brazzaville.

Il s’agit de toiletter le document cadre 2008-2015 qui a permis au pays de réaliser de bons résultats en matière de santé maternelle, infantile et néonatale. Les experts font actuellement la revue de ce document dans le but de l’actualiser et de doter le Congo d’une nouvelle feuille de route pour réduire la mortalité qui touche encore sévèrement la mère et l’enfant.

Un premier rapport de cette revue a été fourni par des experts primitifs. Actuellement, les sachants de Santé publique examinent et analysent minutieusement les notes portées par leurs pairs afin d’améliorer ce document et le présenter comme la feuille de route du Congo en cette matière.

La ministre de la Santé et de la population, Lydia Jacqueline Mikolo a indiqué à l’ouverture des travaux de validation de cette feuille route que ce document était très important pour endiguer les faiblesses qui concourent encore à une forte mortalité des enfants. Cette feuille de route est en effet une étape décisive dans la protection et la promotion de la santé de la mère et de l’enfant, mais aussi de l’adolescent.

Les travaux qui s’achèvent ce 10 février devraient déboucher sur la validation de ce document très attendu apr ministère de la Santé. Les cadres congolais sont appuyés par les experts du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFP), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et ceux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Lydia Jacqueline Mikolo a estimé que ce document, une fois validé, devrait être considéré comme un jalon pour l’élaboration de la Politique nationale de santé (PNS) et du prochain Plan national du développement sanitaire (PNDS, 2017-2021).

Le Congo a réalisé beaucoup d’efforts dans ce domaine. Le taux de mortalité maternelle est passé de 781 à 426 décès pour 1000 naissances. Il s’agit ici du taux des femmes qui meurent en donnant la vie. De même, le taux de mortalité encore à 75 décès pour 1000 naissances devrait passer, selon les objectifs du gouvernement, à 39 décès pour 1000 naissances. Moins d’enfants devraient donc mourir en venant au monde.

C’est pourquoi, il faut des stratégies efficaces pour y parvenir. Ce document qui va être adopté ce vendredi 10 février est très important pour la suite du processus. Le Congo est engagé depuis 2008 dans une politique sanitaire protégeant la mère et l’enfant.