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La Turquie clarifie sa position sur l’évacuation du général Mokoko

L’ambassadeur de Turquie au Congo, Serhan Yigit, a indiqué dans un communiqué publié le 4 août à Brazzaville que son pays n’avait fait qu’« accéder à la demande d’un chef d’État d’une nation amie », pour permettre l’évacuation sanitaire du général Jean-Marie Michel Mokoko. Le diplomate turc a souligné que cette évacuation n’était « liée à aucune question politique ».

Après une levée de bois vert de certains Congolais et observateurs de la politique congolaise proches du général Mokoko contre les autorités turques, l’ambassadeur Ygit a tenu à expliquer que la Turquie n’avait fait que réaliser une « opération humanitaire ». Il a rejeté toutes les allégations « trompeuses », avancées sur les réseaux sociaux et dans certains milieux de l’opposition congolaise.

« Cette évacuation n’est liée à aucune question politique. Ceci n’a été rien de plus qu’un accès à une demande d’un chef d’État d’une nation amie. Aussi, l’identité du patient n’a jamais été un facteur déterminant dans le processus de prise de décision de mener une telle opération et dans la prise en charge du patient », a souligné l’ambassadeur de Turquie à Brazzaville, dans son communiqué dont copie a été envoyée à la Rédaction de Vox.

Selon le diplomate turc, le général Mokoko était bel et bien arrivé en Turquie et est en ce moment pris en charge dans un hôpital moderne d’Ankara. Il est assisté par un membre de sa famille qui avait fait le voyage d’Ankara bien avant, grâce à un vol commercial, a précisé la source.

La Turquie a aussi rejeté l’idée d’un complot contre le général Mokoko qui serait transféré à Ankara pour programmer sa mort. Pour l’ambassadeur turc, il s’agit d’informations erronées portant des éléments trompeurs, soulignant par ailleurs qu’il n’y avait pas d’agents de sécurité congolais à bord de l’aéronef qui a transporté le patient Mokoko.

Serhan Yigit a également expliqué que le médecin du général Mokoko avait été débarqué de l’avion médicalisé juste pour des raisons de protocole sanitaire. « Conformément à la réglementation de l’entreprise gérant l’avion médicalisé, de ne pas autoriser de passagers supplémentaires durant l’évacuation d’un patient suspecté d’être atteint de Covid-19, l’avion n’a pas pu embarquer le médecin du patient », a-t-il précisé, soulignant que le médecin est toujours libre de rejoindre son patient, vu qu’il dispose d’un visa de séjour en cours de validité pour la Turquie.

Cette mise au point est publiée au moment où la Turquie fait l’objet d’attaques et de pressions diverses sur les réseaux sociaux de la part des partisans du général Mokoko et certaines puissances internationales. Mais avant et pendant cette opération d’évacuation sanitaire, cette ambassade n’avait pipé mot.