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Le gouvernement annonce une concertation politique à Madingou

Le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond  Zéphirin Mboulou  a annoncé  le 22 octobre 2020 à Brazzaville, que la concertation politique aura lieu en novembre à Madingou, chef-lieu du département de la Bouenza.

Au cours d’un échange avec les acteurs politiques et la société civile, le ministre Raymond Zéphirin Mboulou a relevé que cette concertation visait à mettre de l’ordre dans le fichier des partis politiques, conformément à l’arrêté numéro 20-2017 du 12 mai 2017 portant la  loi organique relative aux conditions de création, d’existence et aux modalités de financement des partis politiques.

 » Nous devons nous fonder sur la loi organique non seulement parce qu’elle est une loi d’État, mais aussi parce que son application est rigoureuse et a été l’une des recommandations lors de nos différentes rencontres. Il ne s’agit pour nous de mettre un terme à la création ou à la liberté des partis politiques, mais il s’agit de la liberté publique constitutionnelle garantie et nous devons mettre de l’ordre pour encadrer cette liberté ».

Au cours de sa communication ; Zéphirin Mboulou a interpellé tous les partis politiques non conformes qui n’existent qu’à Brazzaville, de se mettre en harmonie et de s’installer dans tous les départements, parce que des arrêtés paraitront dans quelques jours pour publier désormais chaque année la liste des partis politiques conformes et y afférentes

Quant tenue de la crise sanitaire et financière, le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation a fait savoir que les participations se feront par groupement politique et en fonction du poids électoral.

Pour le président  du parti le Congo en Marche, Valère Mbani président « ce dialogue en vue est une opportunité. Tous les  partis politiques de la majorité présidentielle, de l’opposition, du centre et la société civile sont conviés à Madingou pour pouvoir discuter, avant la tenue des élections.

Il a traduit  la volonté du gouvernement de la République d’échanger et de donner l’opportunité à ses filles et fils de se concerter. Ce dialogue s’inscrit dans le cadre d’un suivi  par rapport à ce qui a été fait et dit, question d’évaluer  à quel niveau les recommandations ont été exécutées et voir ce qui reste  à faire », a-t-il renchéri.

Pascal Ngalibo président du Mouvement social pour la démocratie et la paix  a révélé que « nous  sommes favorables à cet échange  parce que le dialogue est la base de la vie politique. Ces échanges permettront de trouver un terrain d’entente sur les problèmes liés à la vie politique du pays, mais également de se faire une idée sur tous les partis politiques conformes ».

Cette concertation va permettre assurément aux partis politiques de parler sans ambages de toutes les questions liées à l’organisation de l’élection présidentielle, pour la tenue réussie de l’élection présidentielle.