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Le journal « Sel piment » suspendu par le régulateur 

Le président du Conseil supérieur  de la liberté de communication (CSLC), Philippe Mvouo a suspendu le 21 janvier à Brazzaville, à titre conservatoire, le journal « Sel piment », pour publication des informations non fondées portant atteintes  à l’épouse de l’amiral Jean-Dominique Okemba, conseiller spécial du chef de l’État.

La décision du CSLC fait suite à la publication dans le journal «  Sel Piment »,  dans sa livraison n° 339 du 18 au 25 janvier 2021, page 6, intitulé : «  Georgette OKEMBA, madame JDO a détourné un milliard de francs CFA au Trésor Public ? », article dans lequel l’hebdomadaire satirique affirme, sans aucune preuve, que : «  l’épouse d’origine kinoise de JDO, Georgette, est la cible du Trésor Public congolais qui l’accuse d’avoir chiffonné plus d’un milliard de francs CFA en utilisant le nom de son époux ».

«  On dirait que l’épouse de JDO aurait ses longues mains agissant au Trésor Public ou  elle obtiendrait des faveurs  financières exorbitantes. C’est avec cet argent qu’elle jouerait aussi la maman sociale », a détaillé l’hebdomadaire satirique.

Les allégations de «  Sel Piment »  cible aussi le jeune frère de l’épouse Okemba, pasteur dans une église de réveille à Poto-Poto qui aurait, lui aussi, sorti du même Trésor Public, la somme de 300 millions de francs CFA.

Ces assertions qui vont à l’encontre des articles 1 et 3 du code éthique et de déontologie issue des Assises de la presse congolaise qui stipule que les professionnels de l’information et de la communication doivent : « s’assurer de la  véracité des faits qu’ils rapportent, au terme d’un rigoureux  travail de collecte et de vérification des informations », a conduit  le régulateur  à sanctionner le journal « Sel Piment ».

La suspension du journal « Sel piment »  se justifie également  en rapport  des dispositions  des articles  6 et 7 de la loi organique  n° 4- 2003 du 18 janvier 2003, déterminant les missions, l’organisation, la composition et le fonctionnement du CSLC et la décision n° 017/ CSLC/ BP du 8 mars  2016 portant révision et modification de certaines dispositions de la décision  n° 020/CSLC/BP  fixant les sanctions des violations des normes légales, réglementaires, éthiques et déontologiques par un organe de presse.