Close

Les écoles publiques toujours en déficit de tables-bancs

Depuis plusieurs années les établissements scolaires publics sont toujours confrontés à la carence de tables-bancs, que le ministère de l’Enseignement primaire et secondaire peine à mettre sur pied une politique en vue de combler ce déficit devenu récurrent. Cette année encore, les élèves s’apprêtent à retrouver des salles de classe à peine équipées en tables-bancs.

A chaque rentrée scolaire, la lancinante question de tables-blancs refait surface dans le pays, en sus de nombreux problèmes qui minent le système éducatif. A l’instar des années scolaires passées, 2019-2020 va aussi débuter dans un contexte marqué par la carence de tables-bancs dans les écoles de l’Etat devenue un virus qui infeste depuis les années 80 le fonctionnement de ces établissements.

Le déficit en tables-bancs des écoles publiques sur toute l’entendue nationale est estimé à environ 300.000. Pour pallier cette insuffisance notoire des tables-bancs, le gouvernement en avait fait la commande en France, il y a quelques années. Certains ont été dispatché dans les établissements scolaires Pierre Savorgnan De Brazza à Brazzaville, pendant qu’une bonne partie entassée au lycée Victor Augagneur à Pointe Noire, moisissent sous les intempéries et sans pourtant être distribuée dans les écoles qui sont confrontés à cette carence.

Les établissements scolaires de Brazzaville tels que Bernadette Bayonne derrière le Centre national de radio et de télévision(CNRTV) à Nkombo, l’école Jacques Opangault, l’école de Moukondo, les Collèges d’Enseignement général (CEG) de Ngamaba, de Mfilou à proximité de l’hôpital de l’amitié sino-congolais, le CEG de Mayindou et sans oublier son cycle primaire, l’école primaire de Saboukoulou, et Gaston Lenda sont en continuelle situation de carence en tables bancs.

Rares sont des écoles publiques du pays, hormis celles réfectionnées grâce à l’appui des partenaires privés, qui n’échappent à cette situation. Ce qui est écœurant, même dans les départements réputés dans la production et l’exploitation du bois, les apprenants s’asseyent à même le sol ou sur les tables bancs de fortune, pourtant dans le cadre du local content, les autorités départementales pouvaient imputer cette charge aux sociétés forestières. De ce fait, une politique de soutien de production de tables-bancs dans ces entités devrait être mise sur pied en complicité avec ces industries, plutôt que de surcharger de taxes ce secteur en agoni.

La carence de tables-bancs est devenue une plaie que les acteurs du système éducatif peinent à trouver des remèdes appropriées pour sa cicatrisation. L’on s’interroge sur les répercussions des pourparlers engagés par le gouvernement avec certaines sociétés forestières du pays pour résorber l’épineuse question de tables bancs dans les établissements publics.