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Les populations du quartier Km14 à Pointe-Noire vivent dans la précarité

Les populations du quartier KM14 dans le 3ème arrondissement Tié-Tié vivent dans une précarité totale. Les mini-bus du transport en commun sont quasiment absents. Les déplacements des habitants et des colis se font par véhicules tout terrain dans lequel, le receveur assis derrière, signale avec des coups de sifflets les arrêts. On se croirait dans un match de football. 

Le quartier Km14 est relié au Fond de Tié-Tié via Louessi. Dans cette partie de la ville, les plus petits moyens roulant ne peuvent accéder à cause du mauvais état de la route. Les habitants de ce quartier manquent d’écoles, d’eau, d’électricité, des structures sanitaires et autres.

« Quand il pleut, les petits moyens roulant empruntaient souvent une voie de détour qui malheureusement n’existe plus. Elle s’est dégradée. Les routes étant mauvaises, les automobilistes sont donc obligés de s’arrêter très loin d’ici et les populations contraintes de marcher. Cela n’arrange pas tout le monde car, il y a parfois des malades qui ne savent pas comment atteindre un quelconque centre de santé le plus proche. Nous souffrons ici. Ce quartier est presque dans l’abandon total », se plaint Simone Mouanda, Habitante du KM14.

A cette difficulté s’ajoute le tarif de transport. Entre le fond de Tié-Tié et le KM14, les populations déboursent 400 francs CFA en temps normal. Au moment des pluies, ce prix est revu à la hausse. L’augmentation de ce tarif dérange les populations qui peinent déjà à joindre les deux bouts du mois en cette période de vaches maigres.

Grâce Bissafi, chauffeur de la ligne fond de Tié-Tié-KM14, fait savoir que la plus grande épreuve sur le trajet est la montagne. Une montagne qui devient difficile à gravir quand il pleut. « Nous perdons beaucoup d’accessoires sur cette route, malgré le tarif exigé », ajoute Grâce Bissafi