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L’Intersyndical de la SOPECO appelle au départ de la directrice générale

L’Intersyndical de la SOPECO appelle au départ de la directrice générale

Les agents de la Société des postes et de l’épargne du Congo (SOPECO) ont, au cours de l’assemblée générale extraordinaire organisée le 7 février à Brazzaville, exigé le départ de leur directrice générale et la nomination d’un directeur général par intérim dans les plus brefs délais. 

Lors de la première assemblée générale extraordinaire de l’année 2024, les agents de la SOPECO réunis autour de leur intersyndical ont fait le constat amer du dépérissement de leur situation socioprofessionnelle. Parmi les solutions proposées ils exigent le départ de leur directrice générale : « A l’unanimité, l’ensemble des travailleurs de la SOPECO exige le départ de madame Ludovique Misère Mbossa Mabwere, directrice générale de la SOPECO ; la nomination par intérim d’un nouveau directeur général par une note du ministre en charge des postes, des télécommunications et de l’économie numérique », a indiqué Jean Jacques Mvila, le rapporteur de l’intersyndical.

Autre départ exigé, celui des consultants : « les agents de la SOPECO exigent le départ immédiat des consultants fabriqués par la directrice générale qui n’ont pas de cabinet ni de conseil mais sont payés chaque fin du mois sans aucun document justifiant leurs prestations au sein de l’entreprise », a poursuivi Jean jacques Mvila.

Au cours de cette assemblée générale extraordinaire, les travailleurs de la SOPECO sont revenus sur les revendications salariales avec notamment le paiement de certains mois d’arriérés de salaires : « Les travailleurs ont à l’unanimité décidé du paiement du salaire du mois d’août 2023 et le paiement de la totalité de l’échéancier au plus tard le 9 février ; l’avancement avec effet financier des trois échelons à l’ensemble des travailleurs avec prise en compte à compter du paiement du salaire de janvier 2024 ; la notification des arriérés de salaires de 2017 à 2023 à tous les agents de la SOPECO, y compris le mode de paiement d’ici le 29 février 2024 », a précisé le rapporteur de l’intersyndical des agents de la SOPECO.

Ces agents de la SOPECO se réservent le droit de lancer des actions de revendications d’envergure si le gouvernement ne répond pas positivement aux desiderata de leurs doléances : « Si jamais la directrice générale et le ministre de tutelle décidaient de ne pas prendre en compte les revendications citées ci-dessus, les travailleurs de la SOPECO se verraient dans l’obligation  de tenir un mouvement de contestation de grande envergure (Sit-in sonorisé) en date du 14 février en fermant les portes de la direction générale pour qu’aucun directeur n’ait  accès dans son bureau jusqu’à la nomination d’une nouvelle administration », a conclu Jean Jacques Mvila.