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L’OMS invite les populations de Mfilou à se préserver du chikungunya

La chargée à la communication des risques et engagements communautaires auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Barbara Eloa a indiqué le 19 juin à Brazzaville qu’à titre préventif, les communautés de Mfilou devraient modifier leur mode de conservation d’eau dans les maisons pour chasser le moustique vecteur du chikungunya.

« Les populations peuvent rabattre 90% des conséquences de la maladie en détruisant tous les endroits où les moustiques peuvent se reproduire », a souligné Barbara Eloa, à l’occasion de l’opération d’explication à la communauté et aux districts sanitaires sur la maladie de chikungunya.

Barbara Eloa a expliqué que la conservation de l’eau dans des récipients non couverts, durant une période de dix jours, constituait un danger permanent pour les populations. Elle a affirmé que les moustiques vecteurs du virus chikungunya pondaient les œufs dans des eaux stagnantes.

Exhortant les communautés et les districts sanitaires à plus de vigilance, Barbara Eloa a insisté que toute eau laissée à l’air libre pendant 7 jours devraient être renversé pour être remplacée, car les œufs du moustique au virus chikungunya deviennent des larves au 10ème jour.

En sa qualité d’entomologiste médical à l’OMS, Patrick Bitsindou a fait savoir que le Chikungunya est transmis par un moustique venu de l’Asie en 2011. « Ce moustique ne pique que le jour. Aussitôt après, il se retire dans les fleurs pour y passer 10 jours avant de revenir faire une autre victime », a-t-il notifié.

Le choix porté sur le district sanitaire de Mfilou s’explique par le fait qu’en 2011, ce quartier a vécu de manière intense, l’épidémie de chikungunya.