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Plus de dix personnes s’associent pour cultiver le champignons

Quatre femmes et treize hommes formés en avril dernier par la fondation Challenge Futura présidée par le chercheur congolais Tsengue-Tsengue, se sont  constitués en regroupement productif, et ambitionnent de se démarquer d’une consommation individuelle de champignons à une production commerciale pour alimenter le marché national. Le groupement est installé au quartier Kimpouomo à Madibou, dans  le 8ème arrondissement de Brazzaville. 

« Nous avons établi un calendrier de quatre jours. Tous les lundis  nous nous consacrons à la préparation des sachets dit substrats ; les mardis, nous passons à la pasteurisation, de  nos substrats préparés le lundi ; les mercredis nous venons pour le lardage puis le jeudi, nous sommes là pour la vérification de travail accomplit pour voir s’il n’y a pas eu de faille », explique l’un des membres du regroupement qui a reçu la formation de culture de champignon sans discontinue en toutes les saisons.

Mais ce regroupement n’empêche pas chacun d’eux de poursuivre leur besogne à leurs domiciles respectifs. Une production encore maigre  certes,  mais déjà intéressante. « Sur les 10 sachets appelés substrats, 5 ou 6  ont une bonne part de pleurotes a fini  par manifester le désir de prendre une formation à son déjà donné des pleurotes. J’en suis à trois récoltes. Saisie d’admiration,  figurez-vous que ma tante à qui j’ai partagé tour,  affirme Makita dont les enfants sont émerveillés de voir pousser des champignons chez eux, à la maison. « Ils m’ont d’ailleurs proposé d’en faire un grand projet. Seulement, pour produire à grande échelle, il faut  un financement, et disposer d’un espace assez grand », avoue-t-elle.

Membre actif dans le regroupement de Kimpouomo, Nestor Nzobantou envoyé en formation à la cité scientifique par Agro-écologiste sa coopérative dont il sert de moniteur, a également aménagé un espace pour la culture de champignons à Nganga-Lingolo.

Le cadre individuel et collectif, les moyens utilisés demeurent encore rudimentaires. Ce qui représente un défi à relever. « J’utilise mes propres ustensiles de cuisine. La cuvette pour la préparation et la grosse marmite pour la pasteurisation ». Il en est de même, pour que l’idée de se regrouper ne piétine pas. « Sans aucune subvention, on a pu démarrer notre activité. Chacun de nous a apporté ce qu’il a pu trouver. Qui, un litre d’alcool, qui, un sac de copeau ect », notifie Ruth Biamébéni, une membre de ce regroupement issue de la première vague des formés.

Passionnés de cet apprentissage, les 17 bénéficiaires encore en pleine formation, ne manquaient pas de d’appliquer à domicile la théorie des techniques acquises. Une pratique qui leur avait permis de jauger leur niveau de compréhension, au fur et à mesure qu’ils changeaient d’étapes au cours de la formation.