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Trois trafiquants de peau et de crâne de panthère arrêtés à Dolisie

L’arrestation de trois présumés trafiquants en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation des trophées d’une panthère a eu lieu le 31 août à Dolisie dans le Niari. Ces individus, tous de nationalité congolaise ont été interpellés par les agents de la direction départementale de l’Économie forestière, des éléments de la police et de la gendarmerie avec l’appui du projet PALF.

L’un de ces individus a reconnu avoir capturé la bête à Banda et pris la peau, le crâne et les griffes pour les vendre à Dolisie. Les deux autres, habitant la ville de Dolisie seraient des démarcheurs.

Après leur interpellation, ces prévenus seront déférés à la maison d’arrêt de Dolisie où ils vont comparaître devant le tribunal de grande instance de la ville pour les faits qui leur sont reprochés à savoir : la détention, la circulation illégales et la tentative de commercialisation de peau, crâne et griffes de panthère.

La panthère, espèce animale intégralement protégée sur le plan national et international continu de faire les frais des braconniers et trafiquants de produits de faune ce, dans le seul but de s’enrichir.  La République du Congo qui s’est engagée à protéger cette espèce animale en voie d’extinction reste vigilante et traque tous ceux qui entravent la loi en matière de protection de la faune sauvage.

Rappelons que le 29 juillet dernier à Pointe noire, deux individus avaient été aussi arrêtés avec deux peaux de panthère et d’un sac d’écailles de pangolin géant. Le procès à leur encontre est en cours. C’est la preuve que la Covid-19 qui sévit actuellement à travers le monde n’a pas fait reculer les trafiquants de la faune qui dans leurs faits et gestes s’organisent pour mettre en mal le patrimoine faunique.

La panthère est protégée par le code faunique de la République du Congo.  L’article 113 du code faunique Congolais stipule : « quiconque aura abattu, importé, exporté ou fait transiter sur le territoire national, les espèces protégées et ou leurs trophées, est passible d’une peine pouvant atteindre cinq (5) ans de prison ferme ainsi qu’une amende allant jusqu’à 5 millions de FCFA ».

L’article 27  de la loi 37/2008, du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées est aussi strict :   «  l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées  sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration  des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique ».